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‘La Minute de Lili’ – Autour des Océans avec les PS/TPS – janvier/mars 2020

Les méduses d’Heloïse (peinture et pastel, A3)

Cette année, nous sommes partis à l’aventure au cœur des océans.

En regardant des représentations de notre planète, un constat s’imposait d’emblée: la place considérable occupée par les mers et les océans ! Notre planète : la Terre, porte-t-elle bien son nom ? Ne devrait-on pas plutôt l’appeler la planète Océan ?

Pourrions-nous vivre sur notre planète sans les océans ?

Les premières réponses qui surgirent, furent pour dire qu’on perdrait une source considérable de plaisir. Pourrait-on se passer de la beauté de la mer, du plaisir qu’elle nous procure ?

Ensuite, plus pragmatique, ils évoquèrent le fait que l’océan nous offre une source abondante de nourriture : poissons mais aussi crustacés, mollusques ; nous avons même goûté aux algues, lors d’un atelier culinaire !

Joanna prépare un roulé de pâte feuilletée au fromage frais et aux algues

Louise coupe des makis au concombre

Miam!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons également découvert que l’océan nous aidait à respirer !

Nous avons observé avec respect et admiration les magnifiques forêt sous-marines (en particulier celle des laminaires). Mais nous avons également découvert l’existence de ces algues minuscules qu’on appelle zooplancton et qui, bien qu’invisibles pour nos yeux, fabriquent plus de la moitié de l’oxygène sur notre planète !

Syphonophore géant d’Ewenn, et son plancton
(stylos pailletés sur papier Canson)

 

 

Nous nous sommes dès lors passionné pour tout le peuple mystérieux du plancton. Face aux photos (grossis au microscope), nous avions l’impression que le secret d’un monde cachée merveilleux et envoûtant par sa beauté nous était révélé.

 

Les méduses, qui tel le plancton, flottent au gré des courants et ont des allures féériques presque surnaturelles, nous ont également fascinés. Nous avons rêvé en regardant en vidéo leurs fabuleux ballets. Nous avons frémi devant le spectacle de la méduse à crinière de lion (la plus grande du monde avec 2,5m de diamètre et 40m de long).

Nous avons en revanche été désolés d’apprendre que beaucoup de ces animaux incroyables sont en ”mauvaise santé“ car il y a trop de gaz carbonique dans l’eau où ils vivent ! Mais, en réalisant que ce gaz carbonique était produit par l’Homme, une évidence leur est apparue : on peut alors réduire ces émissions.

Les enfants sont devenus de fervents défenseurs de l’utilisation du vélo, de la trottinette, de la marche à pied ou des transports en commun.

Nous avons également pris conscience qu’il était possible de consommer différemment pour tenter de réduire indirectement la production des usines. Les enfants ont été enthousiasmés par l’idée d’échanger ce qu’ils n’utilisaient plus avec d’autres, de se prêter mutuellement leurs affaires. D’autres s’imaginaient réparateur en tout genre pour leur plus grand bonheur.

Exploration sous-marine – l’oxygène nous pose des limites !

Prêts à agir pour protéger les océans, ils étaient plus enthousiastes encore à l’idée d’explorer d’avantage cette univers subaquatique. Ils s’imaginaient partir à la conquête de ce monde englouti équipés de palme, combinaison de plongé, utilisant les cordes à sauter comme embout de détendeur d’air branché à une bouteille imaginaire accrochée leur dos. D’autres se fabriquaient des sous-marins tel le Nautile que nous avions visité virtuellement avec grand intérêt.

 

 

 

 

 

Les plongeurs avec leurs équipements:

Les créatures des abysses ont particulièrement retenu notre attention. Nous avons été fascinés tout d’abord par leur capacité à s’adapter à la quasi obscurité. Comment ne pas être impressionné par les yeux énormes du calamar géant aussi gros que des ballons de foot ou par l’antenne télescopique à embout lumineux de la Baudroie des abysses. Nous avons été tout aussi stupéfiés par leur façon de faire face à un autre gros problème : le peu de nourriture disponible à une si grande profondeur. Que ce soit en développant des bouches énormes comme le terrible poisson ogre dont les dents sont tellement grandes qu’il ne peut complètement fermer sa mâchoire ; ou en optant pour un régime de charognard (qui se rabat sur les carcasses des animaux morts aux étages supérieurs) tel le ver zombie suceur de squelette, chacun a trouvé une technique pour s’alimenter.

Même à des profondeurs nettement moins extrêmes, la vie sous-marine n’est pas toujours facile !

La plupart des bébés débute leur existence à l’état d’œuf (mais dépourvu de coquille, donc encore plus vulnérable) et si certains sont sous la surveillance de leur parent comme les petits de l’hippocampe dont le mâle possède une poche spéciale sur le ventre ou ceux qui peuvent se développer bien à l’abri dans la bouche d’un de leur géniteur, beaucoup sont livrés à la dérive au gré du sort que leur réserveront les courants.

Nous avons été particulièrement émus par les bébés tortues que leur mère met en sécurité dans le sable mais qui après l’éclosion se retrouvent seuls face aux dangers que représentent les crabes et les oiseaux. Nous avons tremblé en les regardant tenter de rejoindre la mer et nous avons réinterprété plusieurs fois la scène (à la demande des enfants) sous forme de jeu de poursuite.

 

 

 

Il faut ensuite apprendre à manger sans se faire manger.

-Les enfants qui aiment se déguiser et se cacher ont adoré la tactique du camouflage et sont restés admiratifs des talents des méduses quasi translucides, des dragons des mers feuillus qui grâce à des sortes d’excroissances de peau pendantes ressemblent à une algue, des raies toutes plates qui s’enfouissent dans le sable, des poulpes qui non seulement peuvent changer de couleur en fonction de leur environnement mais aussi “hérisser” leur peau afin d’avoir l’apparence d’un rocher etc.

-La technique de l’“arme” de dissuasion a également eu beaucoup de succès. Les enfants ont notamment adoré le poisson hérisson, qui, en cas de danger, se gonfle d’eau et dont les piquants se redressent une fois sa peau ainsi tendue.

– Nous avons également été très admiratif de l’audace de ceux qui établissent une sorte de partenariat avec un hôte a priori plutôt menaçant, mais, qui en échange d’un service rendu, leur garantit sa protection. Nous nous sommes évidemment attardé sur le lien étroit qui unit le poisson clown et son anémone (ce qui fut également l’occasion d’étudier ces invraisemblables animaux (mais oui !) qui ne se déplacent pas).  Nous avons aussi été fascinés par l’étrange relation qui unit le petit labre nettoyeur aux énormes mérous ou murènes dont ils nettoient l’impressionnante gueule tout en se nourrissant du même coup.

Jeu: ne pas se faire toucher par les filaments urticants des méduses !

Enfin, nous nous sommes penché sur la vie des cétacés, dont nous nous sommes senti si proches.

Tout d’abord, comme nous, ils ont besoin de remonter pour respirer à la surface. Malheureusement, nous avons découvert que les dauphins en particulier, se faisaient parfois prendre au piège dans des filets de pêche ce qui leur était souvent fatal. Les enfants se sont alors interrogé sur les diverses techniques de pêche. Ils ont été indignés par certaines pratiques qui détruisent les fonds marins, menacent la pérennité de certaines espèces au nom du ‘toujours plus’ (attraper davantage tel poisson, convoité par les consommateurs, pour gagner un maximum d’argent). Là encore ils ont alors compris qu’ils pouvaient agir indirectement en choisissant ce qu’ils achetaient ! Certains parents nous ont ainsi dit qu’ils étaient interrogés par leurs enfants sur la façon dont le poisson de leur assiette avait été pêché…

Ensuite, le lien très fort entre la mère et son petit et la façon dont il est accueilli et accompagné par l’ensemble de son groupe a fait écho aux rapports que nous nouons au sein de notre famille et de notre société. Nous avons été touchés par leur démonstrations affectives que ce soit par des caresses, des jeux, des comportements d’entraide.

Les baleines, et notamment la fameuse baleine bleue, nous ont saisi par leur majesté et nous ont surpris par ce paradoxe étrange : ces créatures gigantesques ne se nourrissent que des plus petites ressources de la mer. Mais ce sont les dauphins qui les ont le plus séduit, notamment à travers des films et des histoires où on les voit venir à la rencontre des hommes (par curiosité ou pour leur porter secours) et parfois même nouer avec certains des amitiés extraordinaires. Mais nous avons réalisé que cette attirance pour les dauphins pouvait donner naissance à des pratiques qui nous interrogés, tels ces touristes qui les harcèlent parce qu’ils veulent les voir à tout prix (les poursuivant parfois en bateau, ce qui peut provoquer des accidents) ou les parcs aquatiques comme les delphinariums ou les dauphins captifs sont exhibés au public.  Ce sont des animaux sauvages et les aimer c’est respecter leur besoin de vivre entre eux, libres dans l’étendue des mers.

Les enfants ont adoré se plonger dans le monde de l’océan. Cette passion a donné naissance à des dessins, des peintures, des sculptures magnifiques. Nous avons aussi aimé swinguer sur des chansons entrainantes en entonnant à tue-tête notre amour pour les océans et les créatures marines.

Maé prépare son « bloom » en mélangeant eau, huile et encres avant d’y plonger une feuille qui absorbera ces différents liquides

Victor chauffe à l’aide d’une bougie les tentacules de sa pieuvre découpée dans une bouteille en plastique

Nina dépose le sable pour le coller sur son poisson en relief

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Préparation des personnages marins du film (feutre acrylique sur carton)

Peu de temps avant le confinement, tous les enfants avaient inventé ensemble une histoire montrant à la fois la nécessité et les moyens possibles pour protéger les océans. Cette histoire devait être montée sous forme de film ; le scénario était près, les décors aussi et nous étions tous sur le point de tourner. La post production avait même été déjà assurée puisque Véronique avait pris contact avec Claire Nouvian fondatrice de l’association « BLOOM » dédiée aux océans et à ceux qui y vivent. Cette dernière, enthousiasmée, par le projet s’était engagée à diffuser le film des enfants auprès de son réseau.  Le film n’a pu se faire mais, la prise de conscience par les enfants tant de la beauté des océans que de notre responsabilité pour les préserver est bien ancrée dans la conscience de nos petits citoyens qui savent qu’ils peuvent agir pour changer ce qui ne va pas et permettre ainsi à l’Homme de profiter (au bon sens du terme) du bonheur d’habiter la planète bleue.

 

 

Plancton de Loïs (encre et sel pour le fond et paillettes collées)

Anémones de Jason

‘Bloom’ de Maé

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour découvrir plus d’oeuvres des enfants sur le thème des Océans, rendez-vous à la Galerie d’Art!

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